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Carnet d'un voyage intime en Cévennes

pays de légendes

épopée des résistants

une initiation

 

Pour ma petite expérience de voyageuse de sept ans, chacune des allées de la bambouseraie ouvrait sur un espace exotique, baigné de la lumière artistique particulière à ces collines et vallées : parfois un village de bambous sur pilotis, parfois une clairière aux arbres ornés de fleurs improbables, des mares avec lotus et fontaines, les serres du jardin des plantes remplies de merveilles.

 

à perte de vue

le pompons des châtaigniers

poumons des collines

Fleuves

Le remous des fleuves, sans fin,

respire de toutes ses vagues ;

Sa Majesté fuit aux confins.

 

Le remous des fleuves... sans fin !

Le soleil rebondit, enfin,

sur les écumes qui divaguent.

 

Le remous des fleuves sans fin

frissonne à la pointe des vagues.

Les amours

lumière lunaire

sur le drap nu des amants

silence complice

Haïku de la Terre

sauna d'hiver puis

l'argile verte s'étale -

masque craquelé

Haïku de l'Enfance

encrier tout blanc

dans le vieux bureau de bois

violet sur les doigts

Le Violon de Léo

Faut-il
le son de la ville
les débris de la nuit
le fond de l’hiver
pour sentir ton violon ?

tu rengaines
tu rondines
tu dandynes

rafraîchis la Musette
taquines le Tango
assombris le tableau

Le Tambour des lunes

Le désert est vide de chants
et plein des berceuses de la terre
de la pulsation de la peau

Voyage autour de l'eau

eau claire en rivière
la liquide sensation
c'est l'invite au bain

le frais des rivières
le jet des cascades
coule l'eau fière
pousse à l'escapade

Hors siècle ou Le Tambour des guerres

Je me souviens de ma force d’enfant. Je me souviens de ma violence. Cette rage au cœur toujours à fleur de peau. Cette terreur permanente qu’elle échappe à mon contrôle et laisse la mort en passant sur l’autre...


Qu’elle soit démasquée, cette hargne contenue dans mes veines, et me fasse condamner à jamais du monde des humains.

 

Les soirs violets

De jour, les jardins boivent le silence sur les terrasses, de verger en potager.
La lumière étincelle sur l'argent des chênes blancs.
La chouette. Le faucon. L'âne au loin.
Le mas est sur son nid d'aigle, il scrute la plaine, se dore au levant, vire au violet du soir.

 

Prémisses

Pétrir doigts sur épaules
nos âmes désemparées
les sentir blotties
au cercle de nos soins
Prendre la vague entre
nos deux ventres

Mauvais quartier pour la louve

Alors de toutes mes babines je cours, raflant la bise au passage dans la gueule pour y collecter des papilles le goût de la chair, l'encre douce-amère du sang ;
mon museau suit cette odeur, et mon ventre avec.