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Poèmes courts - Sélection ou premiers jets préférés

Partage au fil des jours des mes haïkus et courts poèmes,

écrits dans une discipline d'écriture quotidienne,

comme une pratique méditative pour distiller les émotions et spectacles éphémères... éternellement !

Cette page sera renouvelée régulièrement et garnie de mes nouveautés,

ou révélant d'anciens textes. Elle pourra être thématique suivant le choix d'écriture en cours.

 

Pour ce mois de février, chargé en actualités dramatiques, je vous ai réservé un exercice d'atelier d'écriture auquel je me suis prêtée... en empruntant ses rimes au poème "Harmonie du soir" de Baudelaire, pour composer ma propre vision des jours qui courent.

(nota pour les puristes : j'ai volontairement négligé l'exercice de l'alexandrin)

(poème original de Baudelaire)

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;

Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;

Valse mélancolique et langoureux vertige !

 

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;

Valse mélancolique et langoureux vertige !

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

 

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

 

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,

Du passé lumineux recueille tout vestige !

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...

Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Fin de Siècle

Nulle herbe, nulle fleur, ne restent que les tiges,

Un sol où les fumées, soufflées d'un encensoir

Du creux de cette terre, noircissent l'air du soir ;

L'angoisse vire vive, gobe l'âme en vertige.

 

Un sol où les fumées, soufflées d'un encensoir,

Sont un sort maléfique. La lande vide afflige,

L'angoisse vire vive, gobe l'âme en vertige ;

Les statues sont lugubres, là, dans leurs reposoirs,

 

Sont un sort maléfique. La lande vide afflige.

Le cœur de l'homme est froid, son esprit voit en noir.

Les statues sont lugubres, là, dans leurs reposoirs ;

Un volcan explosé, mais sa lave se fige.

 

Le cœur de l'homme est froid, son esprit voit en noir,

De la joie sont gommés toute trace, tout vestige :

Un volcan explosé, mais sa lave se fige ;

Seule veille la lune, comme un bel ostensoir.

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